LA NEWSLETTER DE WEYLAND & COMPAGNIE / N°19 / Aout 2026

Embrasement

« Tout cela est notre faute. Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s'en rendre maitres. Ils ont nommé cela le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. » Extrait de Ravage (Barjavel, 1942 !)

Mon fils m’a offert ce livre à Noël. Un peu de mal sur le début, et puis d’un coup la dystopie, le cauchemar survient, décrit sauvagement, brutalement. Une panne d’électricité en 2050 provoque une catastrophe meurtrière. Et rapidement, un incendie démarre à Paris, qui dévore presque tout le pays. La description de ce feu quasi biblique est extraordinaire. Je l’ai fini avant l’été.
Et là depuis le 22 juillet, toutes proportions gardées, le réel rejoint la fiction.
Les artistes sont des intuitifs parfois géniaux. Barjavel était aussi passionné de science.

Sans transition !

Dans cette newsletter, nous mettons le focus sur notre création Ces ombres qui glissent.
Le pitch :
Quelque part dans un lieu clos, deux individus amnésiques, accompagnés d'un bébé curieusement parlant, enquêtent sur leurs souvenirs afin de chercher une issue à leur enfermement.
Cette pièce aborde en mode patchwork : l'adoption du point de vue du père, du fils ou de la fille, la complexité des relations familiales, la solitude, la dépression, le deuil, la place de la femme, et des mères « si présentes malgré leur absence ». Et aussi le miracle de l’arrivée d’un fils… Le tout avec poésie, humour, émotions et des respirations musicales.

A savoir que nous l’avons co-écrit mon fils, Théo, Salomé et moi : les trois protagonistes. Et que nous racontons notre histoire, romancée, mais très biographique.
Les portraits de Théo et Salomé sont dressés ci-dessous par Agathe Emonnot.
En bonus, un article paru dans la revue Accueil d’Enfance et Famille d’Adoption (EFA)° sur notre spectacle.

Le spectacle est tout public à partir de 13 ans.

Nous jouons :

Samedi 29 août 2026 à la Maison de Quartier des Linandes (Cergy, place des Linandes) à 18h

Dimanche 30 août 2026 au Fait-Tout (Montreuil) à 14h30

166 rue Édouard-Branly, 93100 Montreuil (possibilité de déjeuner sur place : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

Samedi 7 novembre Maison de Quartier Chantiers à Versailles à 20h30

Participation libre (au chapeau) pour ces trois dates.

Infos, réservations : 06.83.08.38.90
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Jean-Pierre Weyland

Ne pas hésiter à aller faire un tour sur notre site pour découvrir tous nos spectacles :
weylandetcompagnie.fr

Théo Weyland, un artiste altruiste, en toute douceur

Théo Weyland, comédien de théâtre et de doublage, un brin musicien, transmet ses valeurs à travers son art. Il prône l’acceptation et la bienveillance, dans un monde de plus en plus automatisé. Portrait d’un artiste ancré dans le réel.

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Salomé Mallié, une artiste sincère et époustouflante qui s’amuse de l’art

Salomé Mallié est une comédienne qui joue sur scène mais aussi devant vos écrans, comme doubleuse. Elle ne s’arrête pas là : musicienne, dessinatrice et également créatrice d’un jeu vidéo. Portrait d’une artiste dynamique qui ne se lasse pas de créer et de s’amuser.

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Théo Weyland, un artiste altruiste, en toute douceur

Théo Weyland, comédien de théâtre et de doublage, un brin musicien, transmet ses valeurs à travers son art. Il prône l’acceptation et la bienveillance, dans un monde de plus en plus automatisé. Portrait d’un artiste ancré dans le réel.


Nakid Florian (prénoms laissés par sa mère biologique) est un enfant noir d’origine comorienne, adopté par deux futurs parents blancs, Marie-Eve et Jean-Pierre. C’est à l’âge de ses 3 mois qu’il intègre ce foyer et fut renommé Théo Nakid Florian Weyland. Ayant deux parents comédiens, il baigne depuis tout jeune dans le monde théâtral. Cependant, par désir d'affranchissement vis à vis de la profession de ses parents, ce dernier ne voulait pas s'essayer à la scène. Mais alors qu’il s’ennuyait tout seul pendant que ses amis s’amusaient dans leurs activités extrascolaires, il s’y essaie à l'âge de ses 10 ans et ne s'arrêtera jamais.
Avide d’expérience, Théo se lance dans tout un tas d’activités : judo, football, escalade, athlétisme, natation, musique, théâtre, cirque, stop-motion, court métrage, commedia dell’arte... « Je cherchais à trouver ma place dans ce vaste monde ! » Hésitant entre le théâtre et une carrière de DJ, il se décide à devenir comédien. Sans abandonner la musique.
Après deux ans de Conservatoire Régional à Cergy et de cours à l’Athanor, il enchaîne trois ans de Conservatoire Régional à Paris. Ces différents enseignements ont été très intensifs et professionnalisants, cela lui aura permis de se redécouvrir à nouveau. « Si je devais citer des étapes importantes de ma vie, en plus du Conservatoire, je dirais la première scène que j’ai faite avec mes parents… J’étais jeune, au lycée, mais je crois que c’était un rêve de me retrouver à leurs côtés. » Il n'oublie pas de parler de Régine Teyssot, première comédienne de doublage qu’il a rencontré et avec qui il a sympathiser et travaillé. « Elle m’a beaucoup encouragé et donné confiance en moi à mes débuts. Ça m'a touché d’avoir cette figure-là à mes côtés. »





« Jouer devant des personnes adoptées, c’est quelque chose que je redoutais beaucoup… »


Récemment, la pièce Ces ombres qui glissent a été jouée devant des personnes adoptées. Alors les questions se posent, et le doute s’installe. « Suis-je légitime ? Est-ce que les gens vont pouvoir se reconnaître ou comprendre ? Et heureusement, on a eu des retours positifs : cela a bien résonné avec leurs histoires. Recueillir et accueillir le ressenti d’autrui, il n’y a rien de plus gratifiant dans une carrière artistique, je pense. »
Et c’est ce sur quoi il rebondit. Les échanges avec le public. Surtout avec des spectacles engagés, même des personnes qui n’ont aucun rapport avec l’adoption peuvent comprendre et partager leur avis.
Par rapport à ses deux métiers, il précise : « Il y a une grande différence dans le lien avec le public entre le théâtre et le doublage. Après une représentation, on va parler avec le public, avec le doublage, les réactions sont majoritairement virtuelles. Mais elles ne sont pas moins importantes. Par exemple, j’ai interprété le poisson orange dans The Amazing Digital Circus. C’est un personnage qui apparaît peu et qui est là juste pour le gag. Pourtant, j’ai eu énormément de réactions, parfois même à l’international. Et je suis touché de l’accueil qu’il a reçu. »



« Ce que je veux, c’est partager, à la fois certaines valeurs, ce qui m’amuse, ma folie, de la poésie, ce que je suis »


Avant chaque spectacle, il y a forcément des moments de stress. Mais Théo se dit une chose : « Je suis là pour une raison, m’amuser et partager, car c’est vital. Si on ne s'amuse pas quand on joue, il manque quelque chose. » Jouer sous la pression ou sous l’angoisse se ressent. « Il faut partager avec bienveillance. Même pour une scène dramatique et tragique. »
Entre le doublage et le théâtre, le jeu n’est pas le même. Dans le doublage, il faut jouer et respecter le support que l’on a. Le micro capte même le moindre balbutiement. « Derrière un micro il faut être très précis, que ce soit dans la diction des mots, de l’interprétation, la projection. Au théâtre ça l’est également, la différence c’est que sur scène, en cas d’imprévus nous devons jouer avec. Que ce soit un trou de texte, de la pluie qui tombe, un mauvais placement. On doit s’adapter en temps réel pour le public. Mais dans le fond, on veut la même chose. Transmettre et partager auprès d’autrui. Lorsque je donne des stages de théâtre avec des enfants, j’aime leur faire comprendre qu’il faut être bienveillant, et être soi-même. Et quand je fais du théâtre avec d’autres adultes, c’est de rappeler que le monde est bien plus nuancé qu’il n’y paraît. »





« Salomé : combattante, extravagante et époustouflante »


Théo et Salomé se côtoient dans le milieu de la voix, puis se recroisent lors d’un pique-nique avec d’autres collègues. Ils évoquent l’adoption de Théo. Salomé, fille d’une mère adoptée, rebondit et continue la conversation. C’est ainsi qu’ils échangent sur le monde de l’adoption, sur ce que cela fait d’être adopté, enfant d’adopté… Au fur à mesure, leur amitié se lie et se solidifie. « On est complémentaire avec Salomé. Rien que dans le chant, nos voix s’accordent. Elles racontent une histoire ensemble. » Alors, comme une évidence, Théo propose à Salomé de jouer avec eux dans Ces ombres qui glissent. Étant fille d’adoptée, elle avait le potentiel et les compétences pour apporter un point de vue supplémentaire à la pièce. « Les rôles qu'elle doit jouer, elle les interprète parfaitement. Elle incarne notre guide. »
Lorsqu’ils créent, ils conversent sur le fond, parlant même d’expériences intimes. Leurs échanges sont profonds et personnels. Et c’est de ça dont ils se servent pour raconter leurs histoires et pour les illustrer théâtralement.
« Dans le milieu artistique, il y a de grandes rencontres qui adoucissent l’âme, Salomé en fait partie. », dit-il avec émotion.
Pour résumer leur collaboration, Théo raconte une anecdote : « Après une semaine de lourdes répétitions, je faisais des faux coups de poing dans le vide. J’en faisais à mon père, ou à ma mère, et même à Salomé. C’était comme une façon de faire redescendre la frustration en rigolant. Et Salomé s’est totalement appropriée le truc ! Elle en faisait tout le temps, ça la faisait rire. Ça lui permettait de se défouler et d’évacuer avec une certaine légèreté. Et ce qui me fait marrer, c’est qu’elle a gardé ça dans sa vie de tous les jours ! Si je devais la décrire en trois mots aujourd’hui, je dirais : combattante, extravagante et époustouflante. »



« Mon métier consiste à partager de façon engagée des valeurs, des idées, des pensées à travers mes personnages. »


Quels rêves restent encore en suspens pour Théo ? Il a joué sur scène avec ses parents, il a pu partager son histoire, se retrouver sur la scène du Grand Rex pour du doublage devant 2700 personnes. 
Aujourd’hui, il ne souhaite que suivre cette trajectoire en continuant de s’amuser et de partager son art et sa passion, afin que celui-ci ne disparaisse pas.
Cependant, des menaces pèsent. Entre intelligence artificielle utilisée à tout va, propriété intellectuelle bafouée et automates voués à remplacer des métiers… Se projeter dans un avenir positif devient une épreuve. « Si c’est déjà compliqué aujourd’hui, qu’est-ce que ça sera plus tard ? Pour le théâtre, j'étais optimiste, pensant que ça pourrait être le dernier bastion contre tout ça. Le théâtre implique que c’est du vivant. Mais récemment, dans d’autres pays, ils construisent des automates. Au lieu de faire appel à des comédiens, ils vont utiliser ces machines pour remplir des tâches artistiques. Ça peut être simplement une voix dans un musée plutôt que des employés pour faire la visite ou raconter une histoire, mais c’est aussi remplacer des danseurs par des robots. Je pensais que les prix étaient chers, mais au final, il devient plus rentable financièrement d’acheter un automate cher sur le coup, que de payer des comédiens sur plusieurs sessions. Il y aura sûrement des dérives et il y en a déjà eu, c’est affolant. Tous les arts sont menacés. Il est plus intéressant de demander à un humain de créer qu’une machine car c’est la prouesse humaine qui importe vraiment. L’IA a juste assimilé tout un tas de choses pour les recracher grâce à des calculs. L’art ça prend du temps car ça s’améliore avec le temps justement… » Sans oublier les coupes budgétaires des dernières années. Vivre de son art devient un réel défi. « Bien que ce soit assez sombre, je reste en partie optimiste grâce au public qui souhaite rencontrer les artistes. Aujourd’hui les spectateurs cherchent toujours du réel. »



Les yeux rivés vers l’avenir, pour l’avenir


Si Théo devait faire un souhait, ça ne serait pas seulement pour lui : « Je souhaite que les femmes, que les personnes avec des handicaps, que les personnes de différentes origines/couleurs, que toutes les personnes qui sortent de la norme, soient davantage mises en avant et valorisées à l’avenir. Que tout le monde sorte des cases dans lesquels la société nous attend. Je souhaite que les générations à venir continuent de créer, qu’ils n’hésitent pas à le faire main dans la main avec d’autres artistes pour faire de magnifiques projets. Être plus ensemble, voilà ce que je souhaite. »


Agathe Emonnot


Compte Insta de Théo


 

Salomé Mallié, une artiste sincère et époustouflante qui s’amuse de l’art

Salomé Mallié est une comédienne qui joue sur scène mais aussi devant vos écrans, comme doubleuse. Elle ne s’arrête pas là : musicienne, dessinatrice et également créatrice d’un jeu vidéo. Portrait d’une artiste dynamique qui ne se lasse pas de créer et de s’amuser.


Salomé commence le théâtre à l’école primaire avec ses camarades. Après avoir lu Barbe bleue, ils décident d’en faire une pièce de théâtre, encouragés par leur professeure. « Je me suis proposée de faire la narratrice, parce que j’avais peur de ne pas me souvenir de tout le texte, alors je le lisais mais j’ai fini par ne plus en avoir besoin. »
Au premier abord, elle n’aimait pas le théâtre. C’est en persévérant qu’elle a compris la liberté que lui laissait cet art. Approfondissant ses connaissances, elle commence ses études dans une école privée de théâtre, l’école Claude Mathieu. Puis, elle se spécialise dans le doublage grâce à des formations.
Sa première scène professionnelle se fait avec la Compagnie d’Ophée, en tant qu’intervenante. Elle joue dans les Secrètes Histoires de la ville d’Arcueil, interprétant le rôle de la fausse visiteuse.


Mille et un projets : une artiste de 24 ans, en pleine effervescence créative


Elle est comédienne et musicienne dans la pièce Ces ombres qui glissent avec Théo et Jean-Pierre Weyland. Interprétant le bébé, la mère, l’ASE, l’employée des pompes funèbres et la narratrice, elle n’oublie pas d’ajouter sa touche musicale. Elle apporte une patte féminine dans une pièce où deux rôles masculins sont mis en avant. Elle prépare également une pièce en collaboration avec Théo Weyland. Intitulée Boucle d’ours, inspirée du conte de Boucle d’or. Ils désirent évoquer l’adoption et les liens familiaux. Elle collabore aussi sur un livre jeunesse illustré, 12 fêtes d'Asie, aux éditions Kyliaméo, une maison indépendante. Dans cette œuvre, on suit douze petites filles originaires de différents pays d'Asie à travers leurs journées de fêtes. Elle est également la créatrice d’un jeu vidéo : Petit Passage, un jeu d’horreur indépendant. C’est une œuvre personnelle dans laquelle elle s’est lancée et dont le prologue est déjà disponible. Et parmi tous ces projets, il ne faut pas oublier le doublage. Avec de nouveaux personnages à son arc, elle étend sa voix. Tantôt des personnages secondaires, puis des personnages principaux comme Pomni de The Amazing Digital Circus.




« L’art, c’est partager des émotions et réflexions intimes dans l’espoir que ça puisse résonner, aider ou toucher les autres »


La polyvalence que Salomé possède entre tous les arts qu’elle pratique lui permet de se développer artistiquement. Le théâtre est spontané tandis que le dessin est plus réfléchi. Alors l’exercice de l’un offre une nouvelle vision sur l’autre. « Tous les arts se relient, surtout entre la musique et le jeu. C’est de l’art vivant donc c’est de l’interprétation. Il y a un pont qui se fait assez facilement entre les deux et il y a plein de connexion à faire. » Elle fait néanmoins une distinction entre le doublage et le théâtre. Elle les considère comme deux techniques différentes, même si le fond reste le même. « Au théâtre, tu es nourri de tout ce qu’il se passe avant, avec les comédiens, la préparation, le public... Ce n'est pas quelque chose qui va être gravé dans le marbre. Demain, tu peux redire ta réplique d’une manière différente. Alors que dans le doublage, il faut se mettre dans le bain dès que tu arrives sans forcément avoir le contexte. C’est quelque chose d’instantané dans laquelle il faut trouver la spontanéité du théâtre. »

Pour se sentir libre, il faut jongler entre toutes les formes d’expression. « Tout peut être dit de toutes les façons mais il y a des subtilités qui se perdent. C’est un peu comme parler différentes langues, il y a un mot qui existe dans certaines langues mais pas dans d’autres. Et moi j’ai besoin de m’exprimer de plein de façons différentes. » Pour Salomé, c’est une sorte de nécessité car sans l’art, c’est un sentiment de vide, ou même de manque : « Je ne suis pas complète. »


« L’art, c’est partager des émotions et réflexions intimes dans l’espoir que ça puisse résonner, aider ou toucher les autres »


Avant d’entrer sur scène, Salomé ne sait jamais à quoi s’attendre, un imprévu est si vite arrivé. Et c’est ce qui est galvanisant. « On ne sait jamais trop ce qu’il va se passer une fois qu’on sera sur scène. Il y aura des choses à gérer mais on ne sait pas quoi. C’est ce mélange de stress mais aussi une hâte et c’est super agréable. »
Et en parlant d’imprévu, le premier qui lui vient à l’esprit est celui d’une représentation à la création de Ces ombres qui glissent. Jean-Pierre a eu un trou ; elle a pu rattraper la situation et Théo a géré aussi. « Depuis, à cette scène-là, je fais toujours très attention ! Mais c’est bien, on était dans l’instant présent. »
Si les imprévus marquent, il y a aussi ceux qui donnent une émotion forte à la pièce. Notamment dans Into the woods, comédie musicale adaptée avec des camarades quand ils étaient encore à l’école de théâtre. Elle jouait le petit chaperon rouge et était particulièrement touchée par cette œuvre. Au point qu’à la dernière musique, elle ne pouvait s’empêcher de pleurer. « C’était No one is alone. Toutes les fois où on l’a jouée sur scène, cette chanson me faisait pleurer, mais c’était moi qui pleurait ! Cette pièce m’a beaucoup aidée à grandir en tant que comédienne. J’ai trouvé une sincérité et un jeu. »


Salome jouant du ukulele

« L’art, c’est partager des émotions et réflexions intimes dans l’espoir que ça puisse résonner, aider ou toucher les autres »


Salomé et Théo se sont rencontrés pour la première fois lors d’un projet pour un youtubeur. Ils devaient interpréter les voix de personnages d’un jeu-vidéo pour en raconter l’histoire. Puis, ils se recroisent sur d’autres projets et finissent par échanger davantage. Ils se lient d’amitié petit à petit. D’une envie commune, ils décident de se lancer dans quelques projets ensemble, gardant ce “feeling artistique”. Leur complémentarité se ressent sur scène, deux énergies différentes et pourtant une dynamique propre à eux « Théo a quelque chose de très doux, moi je vais plutôt être énergique si je puis dire. On a un certain équilibre. On nous l’a beaucoup dit après avoir chanté ensemble dans Ces ombres qui glissent, nos voix se complètent bien » La dynamique est telle qu’avant d’entrer sur scène, pendant qu’ils patientent, ils jouent et chantent ensemble.

Théo est une personne qui a marqué sa carrière. Dans toutes ses grandes étapes, il est présent « C’est parce qu’on s’est rencontrés que toutes ces choses sont arrivées. J’ai pu rejoindre Ces ombres qui glissent pour travailler avec eux, même The Amazing Digital Circus… Sans oublier notre pièce Boucle d’Ours. C’est une rencontre très importante dans ma carrière et dans ma vie. »
C’est grâce à cette complicité que Salomé a commencé à côtoyer Weyland et Compagnie. Il manquait d’une touche féminine à Ces ombres qui glissent. Théo a donc proposé à Salomé de les rejoindre puisqu’elle est, elle-même, touchée par l’adoption, sa mère ayant été adoptée. Elle permet de suivre une sorte de lignée : l’adoptant, l’adopté et l’enfant d’adopté, offrant un regard neuf à la pièce. Entraînant la musique avec elle grâce au chant, et à l’ukulélé.


Une artiste tournée vers l’avenir


Aujourd’hui, Salomé évolue dans un milieu qui l’amuse et où elle prend un immense plaisir à créer. Mais, il y a aussi des défis : « Il faut réussir à être stable. On doit se faire confiance, avoir confiance en son prochain mais être quelqu’un en qui on peut avoir confiance ! Puis on est lâchés dans le vide. Il faut prendre soin de soi sans pour autant se ménager. » Dans son avenir, Salomé espère continuer de créer et de s’amuser. Elle veut prendre du plaisir et être heureuse. « Pourquoi ne pas refaire des comédies musicales ? J’adore ça ! » « Si le public ne doit retenir qu’une seule chose à mon sujet, ce serait la sincérité. A partir du moment où on est sincère, on fait les choses car ça nous touche vraiment. Artistiquement parlant c’est le plus important. »


Agathe Emonnot


Linktree de Salomé